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Close Si la souffrance semble être l’existential majeur qui domine l’œuvre de Bernanos, c’est parce qu’elle permet la révélation d’une expérience fondamentale : l’homme habite le monde parce qu’il y tombe. Dans cette chaotisation de l’espace et du temps qu’est la chute se dit en effet la constitution même de l’être comme corps. Ainsi l’écrivain ne nous donne-t-il à voir l’écroulement que pour nous conduire aussi à le vivre comme dimension de l’être-là de ce que nous sommes – non pas en luttant contre lui, mais en nous laissant rouler en lui comme en une vague. Nul n’a son corps. Nul n’est son corps. C’est à se tenir à la frontière, ou à accepter de tomber sans trop immédiatement se relever, que la philosophie pourra donc sans doute repenser le sens de l’inhabitation du corps, voire de l’inhabitation de l’homme même par Dieu.
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Tomber de tout son corps

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Philosophie de Bernanos

Si la souffrance semble être l’existential majeur qui domine l’œuvre de Bernanos, c’est parce qu’elle permet la révélation d’une expérience fondamentale : l’homme habite le monde parce qu’il y tombe. Dans cette chaotisation de l’espace et du temps qu’est la chute se dit en effet la constitution même

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Auteur(s): Richard, Philippe

Editeur: Editions Hermann

Collection: De visu

Année de Publication: 2017

pages: 202

ISBN: 978-2-7056-9427-2

eISBN: 979-10-370-2383-4

ISSN: 2417-727X

Si la souffrance semble être l’existential majeur qui domine l’œuvre de Bernanos, c’est parce qu’elle permet la révélation d’une expérience fondamentale : l’homme habite le monde parce qu’il y tombe. Dans cette chaotisation de l’espace et du temps qu’est la chute se dit en effet la constitution même
Si la souffrance semble être l’existential majeur qui domine l’œuvre de Bernanos, c’est parce qu’elle permet la révélation d’une expérience fondamentale : l’homme habite le monde parce qu’il y tombe. Dans cette chaotisation de l’espace et du temps qu’est la chute se dit en effet la constitution même de l’être comme corps. Ainsi l’écrivain ne nous donne-t-il à voir l’écroulement que pour nous conduire aussi à le vivre comme dimension de l’être-là de ce que nous sommes – non pas en luttant contre lui, mais en nous laissant rouler en lui comme en une vague. Nul n’a son corps. Nul n’est son corps. C’est à se tenir à la frontière, ou à accepter de tomber sans trop immédiatement se relever, que la philosophie pourra donc sans doute repenser le sens de l’inhabitation du corps, voire de l’inhabitation de l’homme même par Dieu.

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